Quand le jour de la Pentecôte arriva […] Tous furent remplis d’Esprit Saint. (Ac 2,1 ; 4)
Sommes-nous prêtes à accueillir ce don de l’Esprit en cette fête si importante pour notre famille spirituelle ?
Pour recevoir ce don de l’Esprit, le recevoir en vérité, et accéder à la vision du Dieu Trinitaire. Disposons notre cœur à :
- Avoir un cœur de pauvre, sans orgueil, sans complaisance en nous, humble et doux.
Rappelons-nous la grande figure de saint François d’Assise et de sa dame Pauvreté, justement en cette année où l’Église célèbre une année spéciale à l’occasion du huitième centenaire de la mort du saint d’Assise. (Du 10 janvier 2026 au 10 janvier 2027)
Pauvreté selon l’Esprit qui signifie conscience de notre misère. Ce qui accroît notre humilité, comme le souligne François de Sales : « face à la justice (de Dieu) rien ne peut davantage nous tenir dans l’humilité que la multitude de nos péchés » (IVD III, 5, [183]). Mais pour lui, cette humilité a une autre facette : « face à la miséricorde de Dieu, rien ne peut davantage nous tenir dans l’humilité que la multitude de ses bienfaits. » (IVD III, 5, [183])
Avec un cœur humble ou pauvre, nous serons ouvertes pour accueillir le don de l’Esprit.
Une autre disposition du cœur semble nécessaire :
- Maintenir son attention dans la vie personnelle et sociale, à discerner les appels de l’Esprit afin de lui répondre.
L’attention ? Cela suppose d’être à l’écoute, décentrée de soi. Prenons l’exemple tout simple d’un orchestre. Chacun joue sa partition tout en étant attentif à ce qui se joue à côté de lui, c’est à dire attentif aux autres instruments, de manière à créer la masse sonore voulue par le compositeur. Notons aussi que l’attention de chacun est fixée sur le chef d’orchestre garant de l’unité générale.
Pouvons-nous voir dans cette image une analogie ? Chacune de nous vit sa vocation salésienne dans le monde en étant attentive à ceux qui l’entourent, et en gardant les yeux fixés sur le Christ qui nous guide, nous conduit.
Ainsi nous serons prêtes à vivre de l’Esprit de Jésus, comme nous le disons dans la prière pour la béatification de Caroline Carré.
Et aussi :
- S’efforcer au silence intérieur, au recueillement, pour y rejoindre l’Esprit du Père et du Fils.
Cette attention ne peut certainement pas s’épanouir dans le bruit, l’agitation. Nous le savons, saint François de Sales insiste sur la nécessité de l’oraison et indique l’importance d’un environnement calme : « Si vous le pouvez, faites cet exercice dans une église silencieuse, où vous ne serez pas dérangée » (IVD II,1, [79]) et, si possible, le matin lorsque « votre esprit ne sera pas encore encombré des tracas du jour » (IVD II, 1, [78]).
Alors, croyons fermement que le Seigneur, dans sa miséricorde et son amour, nous accordera la grâce d’une telle vision.
C’est pourquoi, la contemplation de l’amour dans la très sainte Trinité nous émeut et nous remplit de joie.
Esprit de Jésus, viens dans nos âmes !
Béatrice Dupré


