Ailleurs dans le monde : AllemagneUSA

Le thème de la voix chez st François de Sales / 2ème Partie

« La voix manifeste la présence ».

Au moment du baptême de Jésus, la foule entend la voix du Père qui témoigne de son amour pour Jésus : « Et une voix vint du ciel : c’est toi, mon fils, le Bien-aimé, tu as toute ma faveur. (Lc 3,22) ou encore à la Transfiguration : Voici qu’une voix, partie de la nuée, qui disait : « Celui-ci est mon Fils, le Bien-aimé, qui a toute ma faveur : écoutez-le ! » (Mt 17, 5)

La voix se fait entendre aussi lors d’un appel, pensons à l’appel du jeune Samuel, répété jusqu’à ce que Samuel le reconnaisse comme la voix de Dieu qui lui parlait (I S 3). De même, Marie Madeleine a reconnu Jésus par la voix qui l’appelait par son nom : “Marie” (Jn 20, 16). En se disant bon pasteur, Jésus insiste sur l’effet de sa voix sur les brebis. Il les appelle. A sa voix ils le suivent, ou bien, ils se retournent comme fait Marie Madeleine.  « Quand il a fait sortir toutes celles qui sont à lui, il marche devant elles et les brebis le suivent, parce qu’elles connaissent sa voix ». (Jn 10 : 4 ) …Dans le Cantique des cantiques, la bien-aimée entend la voix du bien-aimé qui l’appelle :  Mon bien-aimé élève la voix, il me dit :«Lève-toi, ma bien-aimée, ma belle, viens ! (CT 2 : 10)

Qu’en dit St François de Sales !?

Saint François de Sales interprète la voix du bien-aimé comme une inspiration intérieure qui nous attire vers Dieu, qui nous fait chercher à faire sa volonté :  « Et la voix, c’est-à-dire l’inspiration de l’époux, ne l’agite ni la trouble nullement, mais l’attire si suavement qu’il la fait doucement fondre, et comme écouter son âme en lui : Mon âme, dit-elle, s’est fondue quand mon bien-aimé a parlé » (Ct V, 6) (TAD VIII, 12 p 258)

Les inspirations, nous dit SFS, sont là pour nous réveiller, nous stimuler… C’est ce que l’Époux du Cantique appelle « heurter à la porte », parler au cœur de son Épouse, la réveiller quand elle dort, l’appeler quand elle est absente, l’inviter à son miel et à cueillir des pommes et des fleurs en son jardin, et à chanter et faire résonner sa douce voix à ses oreilles. En effet, l’appel du Bien-aimé attend une réponse d’amour.: « Nous glorifions déjà Dieu par la joie que nous trouvons dans ses inspirations » IVD [136] 

C’est donc dans l’intimité de l’amour que la voix du Seigneur se fait entendre. Dans l’oraison mystique il y a un colloque d’amour ardent. « On l’appelle « mystique » parce que la conversation qui s’y tient avec Dieu est secrète ; c’est un cœur à cœur entre l’âme et son Dieu. Ce qui se communique est incommunicable à tout autre. La langue des fiancés est si particulière qu’ils sont seuls à l’entendre : « je dors et mon cœur veille, dit l’Épouse du Cantique, et voilà que mon Bien-aimé me parle. » (TAD VI, 3)

Il y a donc un printemps de l’amour. Une saison des gais refrains où roucoule la tourterelle, la saison des premiers fruits du figuier et où les vignes en fleur exhalent leur parfum. C’est la première étape de l’amour ou la complaisance. Notre volonté est ébranlée par un objet qui lui plaît et désire l’union d’avec lui. C’est un début d’amour, une émotion. Ce n’est pas l’amour dans sa maturité comme nous l’explique le TAD livre V, chapitres 1 à 5. Demandons à l’Esprit Saint de nous rendre attentives à la voix des inspirations de Dieu, à sa présence à nos côtés, à sa présence dans les autres. N’oublions pas de l’appeler : Viens Esprit de Jésus, viens en nos âmes.

Texte Par Sandra Balmès.

(TAD = Traité de l’amour divin) / (IVD= Introduction à la vie dévote)

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
WhatsApp

Pour aller plus loin

Un espoir dans l’épreuve de la douleur

Un espoir dans l’épreuve de la douleur

[…le médecin, d’abord sceptique, constata un grand changement dans mon état et prédit la guérison. C’est à la date où l’on fêtait saint François de Sales, que la guérison fut parfaite. Je n’ai plus ressenti aucune de ces souffrances depuis…] France – 1910 Victoria, 9 ans, cinquième de neuf enfants,

Optimisé par Optimole