Vendredi 28 mars
Écoute, je t’adjure, ô mon peuple ; vas-tu m’écouter, Israël ? (Ps 80, 9)
La façon par laquelle Dieu se fait entendre aux hommes est très admirable et familière […] il leur parle intérieurement. Mon Dieu, que cette divine parole est admirable ! Elle s’écoule dans l’âme avec tant de douceur, elle la pénètre, l’embrase et y demeure. [Certes, il est très vrai que le fond du cœur est réservé à Dieu seul et qu’il n’y a que lui qui le puisse pénétrer.] Ce sont ces avertissements que Notre Seigneur a prononcés en cent endroits de la Sainte Écriture : Va, vends tout ce que tu as et suis-moi (Mt 19,21). Et ailleurs : Quiconque veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, prenne sa croix et me suive (Mt 16,24). Puis aussi en d’autres endroits : Bienheureux sont les pauvres d’esprit, car le Royaume des cieux est à eux. (Sermon du 17 octobre 1620)
Quand je m’écarte de toi, Seigneur, viens me retendre la main et me guider à nouveau. Je lirai et méditerai le psaume 80.


