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Être Fille de St François de Sales (3) : une vie mariale, pour le Père Chaumont

 
Nous abordons les derniers chapitres de la probation « Être Marie » d’Henri Chaumont. Que veut dire, pour nous, aujourd’hui, être Marie ? Comment pouvons-nous être Marie, concrètement – tout en sachant bien que Marie est unique, et qu’elle nous accompagne dans ce chemin ? Que signifie en réalité cette expression ?

Élisabeth de la Trinité demandait à Jésus d’être pour lui « une humanité de surcroît ». De même, encouragées par notre fondateur, ne pouvons-nous être, dans le monde aujourd’hui, des « humanités de surcroît » pour la Vierge Marie ?

  • Au cours de ces articles, nous avons vu comment « être Marie » signifiait d’abord une attitude de cœur, dans l’accueil – plein de foi, d’amour et d’humilité – des dons et conditions de vie que Dieu donne à chacune. Un amour qui conduit à une obéissance évangélique, dans le Christ et en Église, et qui nous permet d’entendre et d’aimer les appels que Dieu nous adresse, par l’Esprit-Saint, comme Marie – individuellement, et en famille spirituelle.
  • Nous allons voir aujourd’hui et dans les prochaines chroniques que « être Marie » nous donne part également à la vocation et à la mission de Marie dans la vie de l’Eglise, en étant nous aussi des « auxiliaires de Jésus ».

« Avant de monter au ciel, Jésus avait promis à ses disciples d’être avec eux « tous les jours, jusqu’à la consommation des siècles » (Mat. 28,20). En effet, il continue à vivre ici-bas, d’une façon cachée, par sa grâce, dans les âmes fidèles, puis, d’une façon publique et officielle, dans les Pasteurs de l’Église, auxquels il a dit : « Qui vous écoute m’écoute et qui vous méprise me méprise » (Lc 10,16).

A la suite de Marie, les Filles de St François de Sales doivent être les auxiliaires de Jésus, d’abord dans sa vie cachée [1]

Le P. Chaumont détaille trois manières d’être « auxiliaires de Jésus » dans sa vie cachée :

  1. En rencontrant et servant Jésus en nous-mêmes : « Pour que Jésus vive en nous comme il le souhaite ardemment, il faut que nous lui rendions vie pour vie, amour pour amour. Les Filles de SFS doivent, à l’exemple de Marie, porter saintement Jésus et s’efforcer de renoncer à la moindre imperfection volontaire qui pourrait peiner son cœur et diminuer sa vie en elles », en portant un profond respect pour Jésus vivant en nous « par sa grâce et les communications incessantes de son divin Esprit »
  2. En rencontrant et servant Jésus « dans les âmes » : « Les Filles de SFS doivent s’efforcer de développer la vie de Jésus dans les âmes où elles l’ont attiré par leurs prières ». Reconnaître et « adorer Jésus dans les opérations de sa grâce en ces âmes, et lui rendre l’honneur que celles-ci ne savent pas encore lui rendre ». N’est-ce pas ici la description d’un accompagnement, même d’une maternité spirituelle ?
  3. En rencontrant et adorant Jésus au « très Saint Sacrement » : c’est là, auprès de Jésus présent dans son Corps au tabernacle, « qu’elles se renouvellent dans la charité pour leurs frères, et dans la force pour tout ce qu’elles auront à endurer »[2]

Le père Chaumont insiste : c’est d’abord dans cette vie cachée que nous pouvons être des « auxiliaires de Jésus » dans nos vies.

Nous verrons dans la prochaine chronique comment nous avons aussi à être des « auxiliaires de Jésus » dans la vie de l’Église, en particulier auprès des prêtres.

Eudokia


[1] P. Chaumont : « Être Marie », 25ème méditation.

[2] « Être Marie, 25ème méditation. Dans l’original du p. Chaumont : « dans la force pour tous les sacrifices ».

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