Être des auxiliaires de Jésus présent et agissant aujourd’hui dans son Église par les prêtres. Autrement dit : un des aspects de notre mission consiste en une collaboration avec les prêtres, à l’image de la collaboration qu’avait Marie avec Jésus, dans sa vie publique, puis avec les Apôtres après la Pentecôte.
C’est avec insistance que le Père Chaumont nous dit : « Marie semble confier particulièrement aux filles de SFS l’humble ministère d’auxiliaires de Jésus en la personne de ses prêtres, (auprès desquels) elle doit exercer la même discrète action extérieure ou cachée, à l’exemple de la Très sainte Vierge.[1] »
Deux aspects dans cette complémentarité :
- l’attitude et le rôle de la femme laïque auprès du prêtre, dans l’Église
- l’action de la femme, complémentaire de celle du prêtre, auprès des âmes, ce qu’Henri Chaumont [2] appelle : « les œuvres de miséricorde ». Nous découvrirons cet aspect dans la prochaine chronique.
La vie de l’Église a beaucoup évolué depuis l’époque du Père Chaumont, et les collaborations entre prêtres et laïcs sont devenues, plus que jamais, la vie quotidienne de l’Église aujourd’hui. Les femmes y sont nombreuses, et très impliquées.
Comment, aujourd’hui, accueillir les intuitions de notre fondateur, et les mettre en application ?
- La façon de collaborer, comme Marie à Cana – ce qu’Henri Chaumont appelle l’action extérieure de la Fille de SFS – sera discrète, active, et effacée : « La Fille de SFS doit être prête à servir le prêtre dans toutes les occasions où il fait appel à son dévouement, mais elle doit le faire d’une manière toute humble, soumise et discrète…Pas plus que Marie elle ne s’étonne quand Jésus cesse d’user de ses services et semble même l’écarter pour un temps ». Aujourd’hui, le travail des femmes en Église est reconnu et soumis à la législation du travail, ou bien dans un bénévolat bien compris. En même temps, l’attitude de discrétion active que prône notre fondateur est saine et à appliquer avec intelligence et humilité, évitant ainsi certains excès d’activité, où on se rend indispensable sans savoir se retirer.
- Une autre attitude, que Henri Chaumont appelle l’action cachée de la Fille de SFS, consiste à reconnaître Jésus dans tout prêtre, et à exercer auprès de lui une mission de prière et d’offrande. « La Fille de SFS… s’associe humblement, mais intimement, à l’œuvre du sacerdoce du prêtre, avec l’intention d’attirer sur son ministère les plus larges bénédictions de Dieu… Elle offre à Dieu l’abnégation d’elle-même…et c’est surtout dans cette action toute cachée qu’elle est vraiment et utilement l’auxiliaire de Jésus-prêtre ». Dans une vie spirituelle authentique, qui, à la suite de St François de Sales, se nourrit du mystère pascal, dans une famille spirituelle qui a comme référence l’Église des premiers chrétiens, ne recevons-nous pas là une mission toute secrète, mais féconde, à vivre dans l’Église d’aujourd’hui ?
Prière récitée par une Fille de SFS
« O Marie, aidez-moi à briser les obstacles qui m’empêchent d’accomplir ma mission comme vous avez remplie la vôtre : l’amour propre, la recherche de moi et tant d’autres !… »
Eudokia
[1] « Etre Marie », 26ème méditation. Toutes les citations de cette chronique sont extraites de cette méditation.
[2] Henri Chaumont.


