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Mercredi des Cendres

Mercredi des Cendres

Entrée en carême

Le mercredi des cendres, commencement du carême, est un temps fort de l’année liturgique. Il nous met en chemin, comme jadis le peuple d’Israël, pour une longue traversée orientée vers une vie nouvelle.

Le rite des cendres

Dans l’Ancien Testament, déchirer ses vêtements et se couvrir la tête de cendres est un signe de deuil, de douleur ou de pénitence (par exemple, au deuxième livre de Samuel chapitre 1 verset 2, on peut lire : le troisième jour, un homme arriva du camp de Saül, les vêtements déchirés et la tête couverte de poussière... ou encore chapitre 13 verset 19 : Tamar répandit de la cendre sur sa tête et déchira la tunique à longues manches qu’elle portait) La poussière et la cendre rappellent l’humilité de la condition de l’homme : tu es poussière et tu retourneras à la poussière (Gn 3, 19).

Une conversion des profondeurs

La liturgie du mercredi des cendres nous propose en première lecture, un passage où par la bouche du prophète Joël, le Seigneur nous engage à déchirer notre cœur plutôt que notre vêtement. Nous avons là toute l’orientation de la pratique pénitentielle du carême. Elle ne consiste pas d’abord en des observances extérieures, mais en une attitude intérieure. L’Évangile nous le dit à trois reprises : ton jeûne, ton aumône, ta prière, sont une affaire entre Dieu et toi. Pas d’hypocrisie, pas d’ostentation, mais une conversion vraie, profonde, qui concerne le cœur. Les moyens concrets, jeûne, aumône, prière, sont au service d’un accroissement de charité envers le Seigneur et envers le prochain.

Avec saint François de Sales pour guide

Durant ce carême, mettons-nous à l’école de ce saint Docteur de l’amour qui nous appelle à l’humilité et à la confiance. Tant plus nous nous connaissons misérables, tant plus nous avons occasion de nous confier en Dieu, puisque nous n’avons rien de quoi nous confier en nous-mêmes. (Entretiens spirituels, IIIe Entretien – De la Confiance et Abandonnement)

Laissons-nous entraîner par lui vers le sacrement du pardon, don gratuit de la miséricorde du Seigneur en suivant ses sages conseils : Ne vous troublez point de quoi vous ne connaissez pas toutes vos menues chutes pour vous en confesser…mais allez humblement et franchement dire ce que vous aurez remarqué. (Lettre à Mme de la Valbonne, 1615-1617)

En route vers Pâques

Saint François n’ignore rien de la face sombre de l’être humain marqué par le péché, mais son regard se porte surtout sur la Rédemption accomplie par Jésus dans son amour pour nous : Il mourut en l’amour, par l’amour, pour l’amour et d’amour. (TAD X, 17)

S’il nous invite à considérer les souffrances que Jésus a endurées pour nous, c’est pour nous orienter vers la victoire sur le mal et la mort qu’Il nous a ainsi acquise et nous conduire vers la Vie : Il faut bien faire profit de la Passion de Notre Seigneur, afin que nous puissions ressusciter avec Lui.

De même, saint Benoît, dans le chapitre de sa Règle consacré au carême, invite ses moines à “attendre la sainte Pâque dans la joie du désir spirituel”.

Alors, en route vers la Vie et la joie !

Père Patrick-Marie FÉVOTTE

Sur ce site, les Filles de Saint François de Sales, propose de vivre le carême avec chaque jour : une parole tirée des textes liturgiques du jour, d’une pensée de Saint François de Sales et d’une courte méditation. Pour la recevoir sur votre ordinateur ou votre téléphone, il vous suffit d’aller sur la page d’accueil et de vous inscrire en bas à droite. Bon carême !

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