En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme. En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme. Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé. Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée. Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient. Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison. Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. » (Mt 21, 37-44)
L’évangile du premier dimanche de l’Avent n’est pas une invitation à la peur, mais à la vigilance active et à la préparation spirituelle. La comparaison avec le maître de maison qui veille contre le voleur rappelle que la foi ne se réduit pas à une attente passive. Elle réveille notre vigilance pour vivre chaque moment selon les valeurs du Royaume. Jésus nous invite à une conversion permanente, où chaque instant devient une occasion de se tenir prêt, dans l’amour et la justice, pour accueillir ce qui dépasse toute nos prévisions.
Bien se préparer spirituellement
L’inquiétude est un obstacle à la préparation spirituelle. Écoutons ce conseil de François de Sales : Si c’est pour l’amour de Dieu que l’âme cherche à se délivrer de l’inquiétude, elle en cherchera les moyens avec douceur, humilité et patience.
Hardi ! nous ne sommes pas seuls !
Recommandons-nous à Dieu et : Commencez d’abord par calmer votre esprit et modérez votre volonté ; puis examinez lentement les choses ; enfin doucement, lentement, avec ordre, mettez en œuvre les moyens qui conviennent […]. Quand je dis lentement, je ne veux pas dire négligemment, mais sans empressement, ni trouble ni inquiétude. (IVD III, 11)


