Notre vie salésienne avec Marie, à l’écoute du Père Chaumont, aujourd’hui : avec l’humilité de Marie, apprendre à recevoir et mettre en œuvre, pour la mission, tous les dons que nous recevons de la grâce de Dieu.
Voici la phrase exacte qu’emploie le Père Chaumont :
« Les Filles de saint François de Sales doivent, à l’exemple de Marie, employer à l’accomplissement de leur mission tous les moyens extérieurs et toutes les grâces spéciales qu’elles reçoivent de la Providence ». (Probation « Etre Marie », méditations 21 à 23)
Rappelons-nous, en lisant ce conseil de notre fondateur, les paroles du pape Jean-Paul II à Annecy, le 7 octobre 1986 : « En cette fête de Notre Dame du Rosaire, il faut que nous prenions conscience, d’une manière nouvelle, que tout chrétien est homme de l’Annonciation. Elles en témoignent avec une extraordinaire éloquence, les deux figures que nous voulons évoquer en ce lieu, sur la route du pèlerinage du pape, ici, à Annecy : Saint François de Sales, Sainte Jeanne de Chantal ». Et, un peu plus loin, à propos de Jeanne de Chantal : « Voici que Jeanne prend le chemin de ces montagnes, dans l’esprit même de la Vierge de l’Annonciation se rendant auprès d’Elisabeth : elle est toute soumise à la Parole du salut, toute adorante du Verbe incarné, elle rend grâce pour les « merveilles de Dieu », elle est prompte à exercer une charité humble et quotidienne ». (Homélie du pape JPII Annecy, § 3 et 8)
Comme Marie qui exulte de joie
En ayant reçu la maternité de Jésus, dans son humilité, ne craignons pas de regarder les dons que nous avons reçus, et mettons-les au service de la mission particulière que nous recevons dans notre famille spirituelle :
- Les simples dons reçus dans notre vie de chaque jour, unie à Dieu dans l’amour et la prière : « La Fille de SFS doit être une âme d’oraison… chacun de ses pas, ses moindres occupations matérielles peuvent être sanctifiés, comme l’étaient à Nazareth les plus humbles occupations de Marie. Sa parole est aussi un merveilleux moyen d’apostolat… en parlant « peu, bon et doux », un seul mot peut être un germe de sanctification ». « Elle sait aussi qu’elle n’a pas le droit d’enfouir les talents que son éducation ou sa situation dans le monde lui ont fournis… toujours prête à répondre : « voici la servante du Seigneur », quand on lui demande de les employer au service de Dieu et des âmes ».
- Nous recevons aussi, par notre famille spirituelle, des grâces spéciales, que notre fondateur détaille :
- grâces de formation : une formation doctrinale solide, une formation qui développe l’amour fraternel en Église, l’amour de Dieu et l’énergie spirituelle.
- grâces de soutien et de force, par la participation fréquente à l’Eucharistie, par l’accompagnement spirituel, et par le fait que nous sommes confiées tout spécialement à l’Esprit de Jésus : « La Fille de SFS qui demeure fidèle à sa vocation est sous la dépendance immédiate de ce divin Esprit, et elle puise dans son action continue une force toujours nouvelle ».
- En reconnaissant ces grâces, en se livrant à l’Esprit de Jésus, nous sommes amenées à un chemin d’amour ardent de Dieu, un chemin de sanctification joyeuse et énergique, et nous pouvons, lorsque cela nous est demandé, aider ceux qui nous entourent :
« La Fille de SFS doit être toujours prête à faire passer dans les cœurs un peu de la ferveur dont le sien est rempli, à réveiller les volontés endormies, et à leur donner de l’énergie sainte plus encore par ses exemples que par ses paroles ».
Eudokia


