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La joie de Noël

[…] Dans les temps difficiles, cette exhortation à la joie peut nous sembler choquante.

Préparation à Noël

En ce temps de préparation à Noël, nous ressentons autour de nous une certaine fébrilité. Les magasins et les rues de nos villes ou villages se parent de décorations qui illuminent les nuits devenues plus longues. Les publicités nous montrent des personnes heureuses de découvrir au pied du sapin le dernier jouet ou objet à la mode. Nous-mêmes nous faisons une joie à l’idée de retrouver famille et amis. Toutes ces joies ne sont pas à mépriser : elles sont humaines et nous permettent d’avancer dans la vie. Mais parce qu’humaines, elles sont fragiles et peuvent être balayées par n’importe quel incident ou accident.

Dans sa lettre aux Romains (12,12), saint Paul exhorte ses lecteurs à la joie :

Soyez joyeux à cause de votre espérance ; soyez patients dans la détresse ; priez avec fidélité.

Exhortation à la joie de Noël

Dans les temps difficiles, cette exhortation à la joie peut nous sembler choquante. Le pape François affirme que les temps de croix ne peuvent détruire la joie surnaturelle qui « s’adapte et se transforme, et qui demeure toujours au moins comme un rayon de lumière qui naît de la certitude personnelle d’être infiniment aimé, au-delà de tout » (Gaudiate Exultate n°125 Pape François) C’est, précise le pape, une sérénité remplie d’espérance qui donne une satisfaction spirituelle incompréhensible selon les critères du monde. Cette espérance est soutenue par la parole même de Jésus à ses disciples en Jean 16,20 : Vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira ; vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.

Cette joie trouve sa source dans le cœur même de Jésus. La prière à laquelle nous invite saint Paul est le canal qui permet à l’amour divin de nous rejoindre pour nous combler.

Cette joie dont Jésus parle n’a pas sa source dans la satisfaction de posséder un bien matériel comme voudraient nous le faire croire toutes les publicités. L’académicien François Cheng nous la décrit ainsi :

Ni contentement, ni satisfaction, différente de l’euphorie ou même de la jubilation, la joie véritable n’est pas de l’ordre de l’avoir assoiffé, elle est transfiguration de l’être. (La joie, éditions du Cerf)

Toujours sous sa plume : la joie, si elle a sa raison d’être, se doit d’être un hymne à la vie.

Comme l’est la joie de Noël, car par l’incarnation Dieu nous dit son amour, son désir de faire de nous des vivants. Il nous fait cadeau de notre propre rédemption par le sacrifice de son Fils sur la croix. La Résurrection est la bonne nouvelle qui nous fait espérer et croire en un autre état de vie où il n’y aura plus ni malades, ni boiteux. Cette promesse nous fait comprendre que notre pèlerinage sur terre peux comporter des souffrances et que pour arriver à cette plénitude de vie, il faut les traverser, les dépasser.

 C’est difficile pour celui ou celle qui est seul ou dans la peine, mais l’amour du prochain, les mains tendues, les oreilles qui écoutent, le regard d’empathie, la parole qui console sont annonciateurs de cette vraie joie. C’est cette joie que les chrétiens ont à cœur de partager à Noël.

Accueillir cette JOIE

A l’aube de cette nouvelle année, accueillons pour nous-mêmes cette invitation de saint François de Sales : Allez joyeusement et à cœur ouvert le plus que vous pourrez ; et si vous n’allez pas toujours joyeusement, allez toujours courageusement et confidemment. (À la Sœur de Soulfour, 16 janvier 1603.)

Joyeux Noël à tous et heureuse année 2024.

Danielle REGNIER – Directrice Générale des Filles de SFS

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