Le 24 janvier, nous célébrons la mémoire de saint François de Sales, Docteur de l’Église

saint François de Sales

Faites toujours, je vous en prie, de François de Sales vos amours et vos délices, soyez son lecteur assidu, son fils obéissant, son imitateur fidèle […]c’est qu’à l’exemple du Sauveur, il a commencé par faire et ensuite à enseigner, de sorte qu’il semble qu’on lise sa vie en considérant ses conseils, et que, l’ayant vu d’abord donner l’exemple, on trouve ses préceptes plus faciles à pratiquer (propos du pape Alexandre VII)

Le 24 janvier, nous célébrons la mémoire de saint François de Sales, Docteur de l’Eglise. S’il est décédé le 22 décembre 1622 à Lyon, il est fêté le 24 janvier, au jour anniversaire du transfert de son corps de Lyon à Annecy, en 1623.

Bien qu’évêque de Genève, il vécut en exil à Annecy car, en cette période de conflits, Genève était devenue la « Rome » des calvinistes. Homme de dialogue, il s’est démarqué de ces contemporains par une attitude non violente face au protestantisme. Lorsque ce dialogue était impossible, il rédigeait des feuillets, les imprimait et les glissait sous la porte de ceux qu’il voulait ramener à l’Eglise catholique. C’est pour cette raison qu’il est aujourd’hui le patron des journalistes et écrivains.

Son œuvre la plus connue est l’Introduction à la Vie Dévote qui inaugura le renouveau spirituel du 17ème siècle, et les nombreuses traductions qui en furent faites contribuèrent à son rayonnement planétaire. L’expression « Vie Dévote » revêt aujourd’hui une connotation péjorative et pourrait rebuter certains. Nous pourrions la traduire par « Vie d’union à Dieu ». Cet ouvrage est un support pour tout chrétien désireux de vivre les vertus évangéliques au quotidien, quel que soit son état de vie. En effet, saint François de Sales, contrairement aux idées répandues de son époque, était convaincu que tous pouvaient tendre à la sainteté. Fruit de son expérience de direction spirituelle, cet ouvrage regroupe les nombreux conseils que saint François de Sales prodiguait à ses protégées. Il s’adresse à une certaine Philothée (qui aime Dieu) qui n’est autre que l’âme du chrétien. Ses explications s’appuient très souvent sur l’observation qu’il a faite de la nature, rendant ainsi sa spiritualité accessible au plus grand nombre. Aujourd’hui, la langue du 17ème siècle peut sembler difficile mais il existe des traductions en français contemporain.

Dans son journal, un jeune abbé, Angelo Roncalli, notait au jour de la fête de saint François de Sales en 1903: « Aujourd’hui a été un jour de fête complet. Je l’ai passé en compagnie de saint François de Sales, mon saint bien-aimé. Quelle belle figure d’homme, de prêtre, d’évêque ! Si je devais être comme lui, cela ne me ferait rien même d’être élu pape ! Ma vie, le Seigneur me le dit, doit être une copie parfaite de celle de François de Sales, si elle veut réaliser un peu de bien. » Cinquante-cinq ans plus tard, ce jeune abbé était élu pape sous le nom qu’il s’est choisi de Jean XXIII, et fut canonisé en avril 2014 lors d’une messe présidée par le pape François.

A propos du Concile œcuménique Vatican II (ouvert par Jean XXIII), nous disons souvent que saint François de Sales, par sa vision de l’Église, de la place du chrétien dans l’Eglise et dans le monde, en a été un précurseur. Nous retrouvons sa pensée dans Lumen Gentium à propos de la vocation des laïcs.

Saint François de Sales fut canonisé en 1665 par le pape Alexandre VII. Voici les conseils que ce pape prodiguait à un prêtre, membre de sa famille :

« Faites toujours, je vous en prie, de François de Sales vos amours et vos délices, soyez son lecteur assidu, son fils obéissant, son imitateur fidèle…c’est qu’à l’exemple du Sauveur, il a commencé par faire et ensuite à enseigner, de sorte qu’il semble qu’on lise sa vie en considérant ses conseils, et que, l’ayant vu d’abord donner l’exemple, on trouve ses préceptes plus faciles à pratiquer… »

Pourquoi ne pas nous appliquer ces conseils ?

Chères amies salésiennes, en ce 24 janvier 2021, la situation sanitaire nous prive des rencontres festives habituelles. Je vous invite donc  à prendre au cours de cette journée, un ou plusieurs moments selon votre disponibilité, pour lire et méditer un texte ou une lettre de notre saint patron. Et le soir, au cours de notre prière, rendons grâces d’un même cœur pour toute la joie qui nous aura été donnée. Que cette joie ne vous soit pas enlevée! Bonne fête à chacune.

Danielle Régnier, Directrice générale

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