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Marie devient auxiliaire de Jésus

Aujourd’hui : en pratiquant la souplesse active à l’égard de l’Esprit-Saint, Marie se révèle – elle devient entièrement – l’auxiliaire de Jésus.

Que dit le Père Henri Chaumont :

Dans la probation « Être Marie » , Henri Chaumont donne une grande insistance à ce rôle[1] d’auxiliaire de Jésus qu’a reçu la Vierge Marie[2], et dans le même temps il insiste sur sa souplesse à l’égard de l’Esprit-Saint.

A quoi nous renvoie ce mot, d’auxiliaire, ou de « coopératrice » ?

Nous sommes renvoyés à la Genèse, à l’appel de Dieu pour l’homme et la femme dès la création. « Faisons à l’homme une aide (une auxiliaire) qui lui soit assortie » (Genèse 2, 18). Jean-Paul II, dans « La dignité de la femme et sa vocation », nous précise que « cette aide est réciproque », tout en rappelant qu’au cours de l’histoire, on voit « s’intégrer progressivement dans l’humanité elle-même, voulue par Dieu, ce qui est « masculin » et ce qui est « féminin »[3].

Le Père Chaumont se réfère à cette parole de Genèse 2,18

Dans « l’ordre de la création », et il l’étend à « l’ordre de la grâce », entre Marie et Jésus, et entre femme et homme dans l’Eglise[4]. Comme l’homme et la femme sont créés complémentaires et appelés à une fécondité, il y a complémentarité et fécondité spirituelle entre Jésus et Marie[5], entre ministères de Parole et diaconies dans l’Esprit-Saint[6].

C’est l’Esprit Saint qui féconde Jésus en Marie (Luc 1)

C’est lui qui la remplit lorsqu’elle chante son Magnificat. C’est encore lui qu’elle attend dans la prière, avec d’autres femmes et avec les Apôtres, au Cénacle. En vivant de l’Esprit, elle nous montre le chemin de la création nouvelle dans le Christ vivant.

            On voit s’exercer cette complémentarité source de fécondité dès la résurrection : les femmes sont au tombeau, venues là par amour du Maître bien-aimé. Les voici chargées par l’ange d’annoncer la résurrection aux Apôtres, qui à leur tour vont découvrir le tombeau vide, aller rencontrer Jésus vivant en Galilée, être confortés par lui, et envoyés en mission. Puis dans les Actes après la Pentecôte, avec l’hospitalité, les œuvres de charité exercées par les femmes, l’aide à Paul et aux premiers évangélisateurs.

            Ce mystère est grand, il mérite qu’on s’y arrête.

« Mon Dieu, vous avez voulu satisfaire abondamment les besoins du cœur humain en instituant, à côté du ministère d’ordre, le ministère de la charité qui est l’extension de la maternité spirituelle de Marie… » (P. Chaumont, Etre Marie, méditation 19).

Eudokia


[1] « rôle sublime » selon les mots du document !

[2] Etre Marie, méditations 2 à 18.

[3] « La dignité de la femme et sa vocation » (Lettre apostolique de Jean-Paul II – septembre 88), § 7

[4] Etre Marie, méditation 19.

[5]«  Marie est le nouveau commencement de la dignité et de la vocation de la femme, de toutes les femmes et de chacune d’entre elles » (JPII, dignité et vocation de la femme, §11)

[6] « On pourrait suggérer, avec Paul Evdokimov, que le masculin reflète plus particulièrement, dans la nature humaine, le Verbe qui structure et définit, et le féminin l’Esprit Saint, qui inspire, console et incarne. Le langage de l’Eglise établit d’ailleurs une étroite correspondance entre l’Esprit de toute sainteté : Panagion, et la femme par excellence, la Mère de Dieu, vénérée comme la « toute sainte » – Panagia. Dans un texte de l’antiquité chrétienne, la Didascalie des apôtres, on trouve, à propos du diaconat, alors conféré aussi bien aux femmes qu’aux hommes : « le diacre a la place du Christ, et vous l’aimerez. Vous honorerez les diaconesses à la place du Saint-Esprit ». (Olivier Clément, théologien orthodoxe, dans « Questions sur l’homme », pp 118-119)

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