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Marie, mère de Jésus et l’Esprit Saint

Avec Marie, mère de Jésus, et les premiers chrétiens, exercer « la souplesse active à l’égard de l’Esprit Saint »

Le livre des Actes des Apôtres est le livre de l’Esprit Saint :

Il s’ouvre avec la promesse de Jésus : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous. »[1] C’est ce que les apôtres et la Vierge Marie attendent, réunis au Cénacle. L’événement de la Pentecôte les envoie, pleins de joie et de feu, annoncer l’Évangile. C’est l’Esprit Saint qui enlèvera le diacre Philippe et le conduira sur la route de Gaza où il baptisera l’intendant éthiopien[2]. C’est lui qui se manifestera avec puissance chez le centurion Corneille et sa famille, montrant à Pierre qu’il était appelé à baptiser aussi les païens[3].

            Dans tous les Actes, nous voyons l’œuvre de l’Esprit, et la docilité des premiers chrétiens à ses appels : nous voyons Paul « empêché par l’Esprit Saint d’annoncer la Parole dans la province d’Asie », puis, à la suite d’une vision, appelé à passer en Macédoine[4].  Lorsque, à la suite d’une question qui divise la première communauté, les apôtres se réunissent, pour le premier Concile de Jérusalem, ils écrivent aux Églises : « L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé…. »[5]

            Oui, c’est vraiment l’Esprit Saint qui est le guide, la lumière, la fraîcheur de cette première Église. C’est cela que le P. Henri Chaumont veut nous transmettre quand il nous dit « Soyez des femmes de l’Évangile et des Actes des Apôtres ».

Marie et l’Esprit Saint        

Au milieu de cette première communauté, et plus que tous, Marie exerce cette « souplesse active à l’égard de l’Esprit Saint », sur laquelle le Père Chaumont insiste fortement, avec de très beaux accents : « Marie est un instrument harmonieux dans les mains de Dieu. Son âme vibre seulement sous les touches du Saint-Esprit »[6]. Pour le Père Chaumont, cette souplesse active se caractérise par :

  • Une docilité et une promptitude d’obéissance en actes devant la volonté de Dieu reconnue, de façon pratique.
  • Un choix fidèle et par-dessus tout de cette volonté de Dieu sur elle, fût-ce contre ses intérêts propres.
  • Une très grande humilité « pratiquée jusqu’à l’abjection », qui accueille les situations de pauvreté, d’humiliation, d’incompréhension – qui accueille également les vecteurs, les transmetteurs de cette volonté, quels qu’ils soient, depuis l’ange à Nazareth, jusqu’à sa cousine Elizabeth, le vieillard Syméon, Joseph son époux, son fils Jésus lui-même, à Cana, en Galilée ou au pied de la croix…

« O Dieu, qui daignez nous associer au rôle sublime qui a été ici-bas celui de Marie, daignez aussi nous donner la parfaite souplesse de cette vraie auxiliaire de Jésus » (« Être Marie », 7ème et 8ème méditations)

Eudokia


[1]             Actes, 1, 8.

[2]             Actes 8, 26-40

[3]             Actes 10.

[4]             Actes 16, 6-10

[5]             Actes 15, 28-29.

[6]             Probation «  Être Marie », 8ème méditation.

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