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Optimisme salésien (I)

Qu’est-ce que l’optimisme salésien ? Quelle vision avons-nous sur l’optimisme ?

Qu’est-ce que l’optimisme salésien ? Quelle vision avons-nous sur l’optimisme ? Est-ce est naïf, déconnecté des difficultés du quotidien ? En s’appuyant sur les conseils de saint François de Sales à ce sujet, Sœur Marie-Paul, va nous montrer, aujourd’hui et au cours de ces prochains mois, où peut nous conduire l’optimisme salésien.

Saint François, Docteur de l’amour et de la douceur

Lorsqu’elle procède à une canonisation, l’Église entend nous donner comme guide et comme modèle l’un de nous. Un homme ou une femme, à priori comme les autres, est distingué par l’Église parce que cet homme ou cette femme a su vivre de façon exemplaire certains aspects de l’évangile. Finalement, les saints nous montrent que vivre l’évangile nous est accessible à nous tous, pauvres pécheurs.

Chaque saint a sa couleur, sa saveur particulière. Chez saint François d’Assise on retiendra son esprit de pauvreté, chez sainte Thérèse de Lisieux, sa voie d’enfance spirituelle, son acceptation de sa petitesse…

Essayons de rendre par quelques mots ce qui fait la spécificité de Saint François de Sales. La tradition l’a fait avant nous puisqu’elle l’honore du titre de Docteur de l’amour et de la douceur. Ces vertus, l’amour et la douceur, Saint François de Sales les a pratiquées et enseignées. Amour envers Dieu comme réponse à l’amour de Dieu pour nous, puis amour envers tout homme comme Dieu aime tout homme. Douceur envers autrui à l’image de la douceur de Dieu envers nous. Ces deux attitudes « amour envers tout homme, douceur envers tout homme » nous apparaissent inséparables d’une caractéristique de notre saint : son optimisme. 

En état de Rédemption

L’optimisme de Saint François de Sales est lié à sa vision positive de l’homme. Il ne nie pas son versant sombre : l’homme est pécheur. Mais il a été surabondamment racheté par Jésus-Christ. Ce qui domine en lui désormais, c’est la grâce. Il écrit par exemple dans le traité de l’amour de Dieu : « l’état de la Rédemption vaut cent fois mieux que celui de l’innocence ».

Nous pouvons nous arrêter quelques instants sur cette parole.

Nous sommes actuellement en état de Rédemption car Jésus, le Fils de Dieu qui est venu dans notre monde, est mort et ressuscité pour nous.

Rédemption et amour de Dieu 

Rédemption, du latin « redemptio » dérivé du verbe redimere, signifie « rachat ». De quoi sommes-nous rachetés ? Du péché. C’est l’enseignement de l’Église. Depuis les commencements de l’humanité, l’être humain naît enclin au péché. Réfléchissons à ce qu’est le péché. Il peut prendre diverses formes mais il consiste finalement à s’éloigner de Dieu, à se détourner de Celui qui est source de tout bien. En nous rachetant au péché, Jésus nous ouvre le chemin vers le Père et vers la Vie Véritable qui est la Vie en Dieu. C’est ce que l’Église appelle « le salut ».

Or, la Rédemption prend ses racines dans l’Incarnation du Verbe de Dieu. En creusant davantage encore, nous trouvons que la racine la plus profonde est l’amour de Dieu pour nous. Par amour, Dieu, en Jésus-Christ accepte de se compromettre avec ce monde péché quoi qu’il doive lui en coûter.

La mort et la Résurrection de Jésus pour nous signifient la profondeur de son amour pour nous et la puissance de l’amour sur le mal et la mort. Ces certitudes fondent l’optimisme de Saint François de Sales.

(Le mois prochain : « Optimisme salésien II »

Sœur Marie-Paul – Abbaye de Venière

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