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Optimisme salésien (III) – Une humanité sauvée

Nous venons de célébrer la nativité du Seigneur Jésus venu nous sauver. Le mystère de Noël s’accomplit dans celui de Pâques où se manifeste l’amour de Dieu pour l’homme. Jésus qui a vaincu le péché nous donne les moyens de le vaincre à notre tour. Comment ?

Le don de l’Esprit Saint

Au deuxième livre du Traité de l’amour de Dieu, Saint François de Sales nous invite à accueillir l’Esprit Saint qui nous inspire les bonnes actions. Il nous explique comment l’inspiration divine nous éveille et comment, pour nous éveiller, elle nous ébranle et nous secoue. À nous cependant de consentir car :

Quoique le Saint Esprit, comme une source d’eau vive, aborde de toutes parts notre cœur pour répandre sa grâce en iceluy, toutefois ne voulant pas qu’elle entre en nous sinon par le libre consentement de notre volonté, il ne la versera point que selon la mesure de son bon plaisir et de notre propre disposition et coopération. (livre II, chapitre X)

Le don des Sacrements

Le don des Sacrements est une conséquence directe de la Pâque de Jésus :

Le côté du Sauveur, percé par la lance sur la Croix, fut la vive source de toutes les grâces dont les âmes sont arrosées par les saints Sacrements. (Défense de l’Étendard de la Sainte Croix)

Les Sacrements, spécialement ceux de la pénitence et de l’Eucharistie qu’on peut recevoir régulièrement nous fortifient dans notre lutte pour le bien.

Le Sacrement du pardon

L’Église est un hôpital et les sacrements sont les remèdes dont elle se sert pour nous guérir.

La Confession ne nous apporte pas seulement l’absolution des péchés mais aussi une grande force pour les éviter à l’avenir et pour discerner. Faite avec humilité, attention et pureté d’intention, elle nous dispose à recevoir tous les fruits de la Communion.

Le Sacrement de l’Eucharistie

L’Introduction à la vie dévote qui nous fournit un très beau passage au sujet de l’Eucharistie :

Je ne vous ai encore point parlé du soleil des exercices spirituels, qui est le très saint, sacré et très souverain Sacrifice et Sacrement de la Messe, centre de la religion chrétienne, cœur de la dévotion, âme de la piété, mystère ineffable qui comprend l’abîme de la charité divine, et par lequel Dieu s’appliquant réellement à nous, nous communique magnifiquement ses grâces et faveurs. (2ème partie ; ch XIV).

De même le Traité de l’Amour Divin :

Afin que non seulement la nature humaine mais tous les hommes puissent s’unir intimement à sa bonté, Notre Seigneur institua le sacrement de la très sainte Eucharistie, auquel un chacun peut participer pour unir son Sauveur à soi-même réellement et par manière de nourriture.  (livre VII ; ch II).

La joie du salut

Ainsi, le Seigneur nous a pourvus de toutes grâces pour répondre à son amour.

Saint François de Sales porte un regard éminemment positif sur l’histoire du salut : « Heureuse la faute qui nous a valu un tel Rédempteur ! »

Aujourd’hui, face au mal à l’œuvre autour de nous (comme nous le présente l’actualité ou comme nous le constatons parfois dans le quotidien) le regard positif de Saint François de Sales peut encore relever nos courages. Le Fils unique de Dieu venu dans notre chair a vaincu le mal et nous a donné les moyens de le vaincre. Ce ne sont pas le mal et la mort qui ont le dernier mot mais l’amour et la vie.

Méditation

Quelle serait l’épreuve que je traverse actuellement ou que d’autres traversent autour de moi, qui pourrait être éclairée par la certitude que le Seigneur est venu dans notre monde pour que le bien triomphe du mal et la Vie de la mort ? Puis-je changer mon regard sur cette épreuve et raffermir mon espérance ?

Sœur Marie-Paul – Abbaye de Venière

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