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Quitte ta robe de tristesse

2ème dimanche de l’Avent : tournés vers l’avenir, nous marchons à ta lumière, Fils du Dieu vivant, tournés vers l’avenir comme un peuple qui espère le soleil levant.

« La parole de Dieu fut adressée à Jean fils de Zacharie dans le désert. » (Lc, 3, 2) …  pas dans le Temple, ni dans les palais, mais dans le désert. Au temps de Jean-Baptiste, c’était dans le désert que la parole de Dieu pouvait être le mieux entendue et reçue… Ne faudrait-il pas, à la manière de Jean Baptiste, que, nous aussi, nous allions au désert pour mieux entendre ce que Dieu a à nous dire aujourd’hui et que nous préparions ainsi Son chemin ?

« Mais, quel désert ? », allez-vous dire… Le désert où Dieu nous parle, il est en nous. Aller dans le désert, c’est trouver ce silence essentiel, à l’opposé du bruit qui nous envahit de tous côtés dans nos sociétés. Emportés les uns et les autres dans le tourbillon de la vie, il nous faut faire des moments de désert, si nous voulons rester des hommes et des femmes d’intériorité.

Noël, c’est la visite de Dieu dans nos cœurs. Mais, si nous ne sommes pas chez nous, la visite n’aura pas lieu !

Cela dit, n’oublions pas non plus les déserts que nous traversons parfois et que non seulement nous ne choisissons pas, mais que nous subissons : le désert de la pandémie, que nous vivons actuellement… le désert terrible de la maladie… le désert brûlant de la mort… le désert glacial de la solitude ou le désert aride de l’échec professionnel ou du chômage… C’est au cœur de ces déserts que les paroles de Jean-Baptiste nous rejoignent : « Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits Ses sentiers… » (Lc 3, 4).

Pour répondre à l’invitation de Jean-Baptiste il nous faut combler les ravins de notre méfiance, abaisser les montagnes de nos préjugés… quitter « nos robes de tristesses » (Ba 5, 1-9).

Et si nous prenions au sérieux les paroles de Jean-Baptiste ?

La fête de Noël est synonyme de joie et d’espérance, car l’enfant qui va naître est notre Sauveur : « … on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la Paix… » (Esaïe 9, 5).

Le mystère de Noël est ainsi la réponse extraordinaire de Dieu à la tristesse que le Démon s’efforce de maintenir continuellement dans nos cœurs. « Parce qu’il est triste et qu’il le sera éternellement, il voudrait que tout le monde le soit », nous dit Saint François de Sales. « La mauvaise tristesse trouble l’âme, la plonge dans l’inquiétude, lui inspire des craintes exagérées, détourne de la prière, accable l’esprit, l’empêche de juger sainement, de prendre de bonnes résolutions, d’avoir le courage de les exécuter… » (Sur les chemins du monde avec St-François de Sales, Ed. Nouvelle cité, p. 245-246).

Parmi les nombreuses solutions pour lutter contre cette tristesse, Saint François de Sales propose la prière et le chant. Alors remercions le Seigneur de nous avoir envoyé Son fils. Louons-Le durant toute cette période de l’Avent avec ces merveilleux chants de Noël qui nous rappellent que l’Amour, la Joie et la Paix seront toujours vainqueurs.

Tony Montesin – Diacre et en formation salésienne

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