Ailleurs dans le monde : AllemagneUSA

EUDOKIA (2) – Les Femmes dans les Actes des Apôtres

Ce mois-ci nous découvrons : Marie, mère de Jean, surnommé Marc, ou : une maison qui rassemble et réconforte.

Au début de la vie de la première communauté chrétienne, à Jérusalem, dès la Pentecôte, le livre des Actes précise : « Jour après jour, d’un seul cœur, ils fréquentaient assidûment le Temple, et rompaient le pain dans leurs maisons, prenant leur nourriture avec allégresse et simplicité de cœur »(2, 46). Les rassemblements des croyants se font donc en deux endroits : le Temple – et leurs maisons : « Chaque jour, au Temple et dans les maisons, ils ne cessaient d’enseigner et d’annoncer la Bonne Nouvelle du Christ Jésus »(5, 42).

A Jérusalem, plusieurs de ces maisons, domiciles de certains croyants, étaient des lieux de rassemblement, d’enseignement, de partage du pain en faisant mémoire du Seigneur. Lieux de communion fraternelle, parfois lieux d’effusion de l’Esprit (4, 23-31).

Lorsque vient la persécution, Luc mentionne avec précision l’une de ces maisons accueillant ainsi les croyants : celle de Marie, mère de Jean, surnommé Marc[1] (Actes 12, 12) : c’est là que Pierre se rend, au cours de la nuit, après sa libération miraculeuse de prison : « Tandis que Pierre était gardé en prison, la prière de l’Église s’élevait vers Dieu ardemment ». Puis, dès sa libération, « il se rendit à la maison de Marie, mère de Jean, surnommé Marc, où une assemblée assez nombreuse s’était réunie et priait ». Voici que cette maison est devenue un lieu de veille et de prière pour les responsables de l’Église souffrant la persécution. Et si Pierre s’y rend, durant la nuit, ce n’est pas par hasard : pour lui, cette maison est un lieu familier, où il sait qu’il retrouvera les frères.

A l’invitation du Père Chaumont, regardons dans notre méditation Marie, mère de Marc, qui fait de sa maison un lieu d’amitié fraternelle, de prière persévérante, et dont le fils deviendra l’un des quatre Évangélistes. Que nos maisons puissent être aussi lieux de prière ardente et d’accueil fraternel pour ceux qui sont envoyés pour l’annonce de l’Évangile (prêtres, catéchistes, personnes en responsabilité). Pour se propager, l’Évangile a besoin de ces maisons, et de ces cœurs priants et fraternels !

Eudokia


[1] Jean, surnommé Marc, apparaît à plusieurs reprises dans les Actes : Barnabé et Saul le ramènent de Jérusalem à Antioche (12, 25). On le retrouve avec eux à Chypre (13, 5). Lorsqu’ils repartent vers l’actuelle Turquie, Jean-Marc les quitte pour rentrer à Jérusalem. (13, 13)  Il y a tout lieu de penser que c’est lui dont parle Pierre, l’appelant son fils (1Pierre 5, 13), et qui écrira le 2ème Évangile, le premier à être rédigé (entre 64 et 70).

Facebook
Twitter
LinkedIn
Email
WhatsApp

Pour aller plus loin

Vierge Marie et la sanctification des femmes

Rôle de Marie dans la sanctification de la femme

Regarder Marie et le mystère de l’Église, avec le Père Chaumont :  le rôle de Marie dans la sanctification de la femme dans ses divers états de vie Le P. Chaumont met l’accent sur trois états de vie féminins dans l’Église, en soulignant successivement[1] le rôle particulier de Marie, « auxiliaire de

prêtre

Le rôle de Marie dans la vocation et la sanctification du prêtre

Regarder Marie et le mystère de l’Église, avec le Père Chaumont : aujourd’hui le rôle de Marie dans la vocation et la sanctification du prêtre. Depuis l’Église naissante, nous l’avons vu, Marie est de tous les enfantements, de tous les commencements. […] Le Père Chaumont met l’accent sur son lien avec

Vierge Marie

Marie « dans l’œuvre de la conversion des pécheurs »

Regarder Marie et le mystère de l’Église, avec le Père Chaumont : aujourd’hui, le rôle de Marie « dans l’œuvre difficile de la conversion des pécheurs ». Le Père Chaumont nous rappelle que, lorsque Marie a achevé sa vie terrestre, « Jésus ne veut pas que là se borne son rôle d’auxiliaire ». Elle continue,

Optimized by Optimole